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LA CULTURE DE LA TOMATE au Cameroun

Date : 8 janvier 2015

Un camerounais consomment environ 42 kg de tomates par année. C’est donc un légume-fruit important dans l’agriculture camerounaise. La région de l’Ouest où je travaille fournit environ 40 % de la récolte de tomates du Cameroun.

La tomate peut se cultiver toute l’année au Cameroun : une situation que tous les agriculteurs québécois envierait. C’est la gestion post-récolte qui est plus compliquée, car la tomate est un produit qui est difficile à conserver frais après la récolte, surtout en pays tropical. Elle est difficile à transporter et pourrit en quelques jours. Au marché, il faut donc la vendre rapidement, comme ici à Bangangté.

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Le prix dans les marchés fluctuent même si la récolte est abondante aux champs. L’état lamentable des routes ont fait grimper les prix en février 2013.

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La saison sèche est idéale pour cultiver la tomate car les champignons qui attaquent cette plante sont beaucoup moins actifs qu’en saison pluvieuse où le recours de traitements phytosanitaires nécessite plus de moyens financiers, ce qui fait encore monter le prix du produit.

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La production de la tomate exige l’achat de semence, de fertilisants et de produits sanitaires surtout en saison des pluies. Elle demande aussi beaucoup de travail. Cependant, la production de tomates serait plus rentable que beaucoup d’autres légumes ou fruits, car elle ne nécessite pas de grands espaces et on peut la cultiver en saison sèche avec une bonne irrigation.

Au Cameroun comme ailleurs, on tente de diminuer l’usage de pesticides pour réduire leurs résidus dans le produit final. Des formations sont données aux producteurs sur la lutte intégrée, la bonne gestion des pesticides et les techniques de production. On cherche une amélioration quantitative mais aussi qualitative de cette production maraîchère. Les tomates dites biologiques semblent être en demande croissante.

L’augmentation de la demande urbaine, comme à Douala et à Yaoundé, ainsi que le développement d’échanges avec les pays limitrophes, a permis une augmentation de la production de fruits et de légumes dans certaines régions du Cameroun. Depuis les années 1970, la principale zone de production est la région de Foumbot. Dans cette région, 20% des producteurs fournissent 80% de la production nationale de tomates fraîches.

tomate_4En augmentant la vente des tomates, on a aussi permis le développement d’un marché pour les petites corbeilles qui servent à récolter et à transporter les tomates. Le transport des produits est un élément important au niveau commercial et la venue des cageots tressés a amélioré la qualité et la facilité du transport. Ces cageots en feuille de raphia contiennent environ 15 kg de tomates. Sur la photo ci-dessus on voit un tresseur de cageots et ci-dessous sa production au moment où je l’ai rencontré en février 2013.

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La brousse me manque à ces temps-ci.

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Au plaisir !!!!!!

Rock Giguère
2015-01-08